Frédéric DesmaraisCRHA Associé, Avocat

Frédéric DesmaraisCRHA Associé, Avocat

Bureau

  • Montréal

Téléphone

514 878-4713

Admission au barreau

  • Québec, 2009

Langues

  • Anglais
  • Français

Secteurs de pratique

Profil

Frédéric Desmarais est associé membre du groupe Droit du travail et de l’emploi et s'intéresse en particulier aux questions et litiges relatifs au droit civil de l’emploi, tels que l’obligation de loyauté et les clauses restrictives. Il possède également des compétences en droit du travail et de l’emploi fédéral.

Frédéric intervient auprès des employeurs de compétences provinciale et fédérale afin de leur fournir des conseils stratégiques en matière de gestion de la main-d’œuvre. Il représente des employeurs devant les instances compétentes, notamment les tribunaux administratifs et les tribunaux de droit commun, dont la Cour d'appel du Québec, de même que les arbitres de griefs.

Conférencier et auteur prolifique dans son domaine, il a signé l’ouvrage Le Contrat de travail (Art. 2085 à 2097 C.c.Q.), publié aux Éditions Yvon Blais. Son ouvrage a été cité à plusieurs reprises par les tribunaux québécois, y compris la Cour d’appel du Québec. Il a enseigné pendant plusieurs années le droit du travail et de l'emploi à l'École du Barreau du Québec et est membre du Conseil de discipline du Barreau du Québec.

Mandats représentatifs

Frédéric Desmarais agit pour le compte de clients actifs dans plusieurs secteurs d'activité, dont les secteurs aéronautique, financier et du transport.

  • Il a négocié la première convention collective d'une entreprise du secteur aéronautique qui comportait des enjeux fort complexes, notamment la dissolution d'un régime de retraite à prestations déterminées et la mise en œuvre d'un régime à financement salarial.
  • Il a réussi à obtenir de la Cour supérieure du Québec, pour le compte d'une entreprise du secteur aéronautique, un sursis d'exécution d'une décision d'accréditation rendue par le Tribunal administratif du travail, à faire rejeter la demande d'appel du sursis et à faire infirmer la décision d’accréditation du Tribunal administratif du travail.
  • Il a représenté avec succès une institution bancaire devant la Cour du Québec et la Cour d’appel du Québec dans le cadre d’une action civile instituée par un employé congédié pour motif sérieux
  • Il a représenté avec succès une multinationale œuvrant dans le secteur aéronautique devant la Cour supérieure du Québec dans le cadre d’une action civile instituée par un ancien membre de la haute direction concernant l’interprétation d’une quittance et transaction
  • Il a aussi plaidé des griefs pour le compte d'entreprises d'envergure et a également agi pour ces mêmes entreprises devant les tribunaux civils.

Publications

  • Frédéric Desmarais, « Aux confins de l’univers de la clause de modification unilatérale en droit de l’emploi : essai éclectique pour une conciliation des forces centrifuges de l’adaptabilité et de l’intangibilité du contrat de travail » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail, Cowansville, Yvon Blais, 2026, p. 1.
  • Frédéric Desmarais & Viviane Tremblay, « Un quinquennat jurisprudentiel en matière d’indemnités tenant lieu de délai de congé : le statut quo ou vers une perestroïka » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2025), Cowansville, Yvon Blais, 2025, p. 39.
  • Frédéric Desmarais & Maude Grenier, « La cessation d’emploi et l’invalidité en matière de rapports individuels de travail : essai éclectique d’un dilemme abyssal entre considérations pragmatiques et juridiques » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2024),  Cowansville, Yvon Blais, 2024, p. 191.
  • Maude Grenier et Frédéric Desmarais,  « L'obligation de relocalisation dans le contexte d'un congédiement administratif pour incompétence ou d'un licenciement en rapports individuels du travail : une nébuleuse exorbitante ou un astéroïde sur le point de se désagréger » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2023), Cowansville, Yvon Blais, 2023, p. 123.
  • Frédéric Desmarais, « Fin d’emploi : la lettre de recommandation est-elle obligatoire? », Carrefour RH (Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec), 22 février 2023.
  • Frédéric Desmarais et Kathleen Houlihan, « Congé payé pour raisons médicales : nouvelles exigences pour les employeurs sous réglementation fédérale », Carrefour RH (Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec), 1 février 2023.
  • Frédéric Desmarais, Le contrat de travail (articles 2085 à 2097 C.c.Q.), 2e éd., Cowansville, Yvon Blais, 2021.
  • Maude Grenier et Frédéric Desmarais,  « La clause de non-embauche : une clause bicéphale à la recherche d’un sens dans un conflit ouvert entre les impératifs d’ordre public et la sauvegarde des intérêts légitimes des employeurs » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit de la non-concurrence (2021), Cowansville, Yvon Blais, 2021, p, 1.
  • Maude Grenier, Sébastien Beauregard et Frédéric Desmarais, « L'arrêt de la Cour suprême Matthews c. Ocean Nutrition Canada Ltd. et l'indemnisation des avantages reliés aux régimes d'intéressement à long terme en cas de fin d'emploi sans motif sérieux : une mise en lumière de la dichotomie entre les principes de common law et de droit civil » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2021), Cowansville, Yvon Blais, 2021, p. 137.
  • Frédéric Desmarais, Jennifer Nault et Florence Picard, « Les tests de dépistage aléatoires en milieu de travail constituent-ils une violation aux droits fondamentaux? », Carrefour RH (Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec), 9 juin 2021.
  • Frédéric Desmarais, « Est-ce que les employés licenciés pendant la crise de la COVID-19 peuvent bénéficier d'une indemnité tenant lieu de délai de congé bonifiée ? », Carrefour RH (Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec), 28 avril 2021, 
  • Maude Grenier et Frédéric Desmarais, « Quand la clause de jardinage tombe dans le terrier du lapin civiliste : Alice est-elle au pays des merveilles ?  Histoire d’une clause possiblement restrictive »  dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2020), Cowansville, Yvon Blais, 2020, p. 185.
  • Michèle Giguère et Frédéric Desmarais, « Commentaire sur la décision 9072-0368 Québec inc. c. Bouchard – Quand le prix à payer par un employé pour sa malhonnêteté se traduit en une condamnation monétaire pour le moins salée » Bulletin en ressources humaines, EYB2019BRH2150
  • Frédéric Desmarais, « Commentaire sur la décision Mimeault c. Corporation Plein air Manicouagan – Une possible refonte de la jurisprudence en matière de calcul du délai de congé en cas de rupture d’un contrat de travail reconduit tacitement en vertu de l’article 2090 C.c.Q. ? », Bulletin en ressources humaines, EYB2018BRH2028
  • Frédéric Desmarais, « Rupture ou survie du contrat individuel de travail dans un contexte de mise à pied : un conflit irrésoluble entre impératif économique et cohérence juridique ? », dans Service de la formation continue du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2016), Cowansville, Yvon Blais, 2016, p. 213. Décisions référant avec approbation à cet article :
  • Frédéric Desmarais, « Commentaire sur la décision Lachappelle-Welman c. 3233430 Canada inc. (Portes et fenêtres ADG) », Bulletin en ressources humaines, EYB2016BRH1831

Conférences

  • Panéliste dans le cadre de la conférence intitulée: « La communication préalable de la preuve : règles applicables et état du droit devant d’autres instances », Colloque de la Conférence des arbitres, 28 mars 2026
  • Co-conférencier dans le cadre du colloque les Développements récents en droit du travail organisé par le Service de qualité de la profession du Barreau du Québec : 2023 à 2026, 2021 et 2016
  • Frédéric Desmarais,  « Optimiser vos pratiques et stratégies en matière de recrutement et de fidélisation tout en limitant vos risques juridiques » Congrès RH 2024 organisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés, 8 octobre 2024
  • Frédéric Desmarais & Gilles Rancourt,  « Enregistrements clandestins et communications à l’ère du virtuel : des enjeux légaux qui redéfinissent l’exercice de notre profession» Congrès RH 2023 organisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés, 4 octobre 2023
  • Frédéric Desmarais, « Quelles sont les décisions marquantes et incontournables en droit du travail et de l’emploi en 2022 ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, 14 décembre 2022
  • Co-conférencier dans le cadre du colloque les Développements récents en droit de la non-concurrence organisé par le Service de qualité de la profession du Barreau du Québec : 2021
  • Frédéric Desmarais,  « Les nouvelles organisations du travail: aux confins de l’univers juridique » Salon Solutions RH organisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés, 28 septembre 2022
  • Panéliste dans le cadre de la conférence intitulée: « L’expression et la loyauté : enjeux contemporains », Colloque de la Conférence des arbitres, 26 mars 2022
  • Frédéric Desmarais, « Aspects légaux : notions à garder en tête pour réussir un environnement hybride » conférence Réussir sa gestion en mode hybride organisée par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés, 25 novembre 2021
  • Frédéric Desmarais, « Les développements jurisprudentiels et législatifs récents en 2021 », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, conférence virtuelle, 16 juin 2021
  • Frédéric Desmarais & Maude Grenier, « L’impact de l’arrêt Matthews c. Ocean Nutrition Canada Ltd. au Québec: l’indemnisation des avantages reliés aux régimes d’intéressement à long terme », Association du Barreau canadien, conférence virtuelle, 15 juin 2021
  • Frédéric Desmarais, « Jurisprudence récente en matière d’indemnités de fin d’emploi et réflexions sur les conséquences potentielles de la pandémie de COVID-19, Conseil du patronat du Québec », conférence virtuelle, 8 juin 2021
  • Frédéric Desmarais, « Pot-pourri éclectique de la jurisprudence récente en matière d’indemnités de fin d’emploi (et en filigrane les conséquences potentielles de la pandémie de COVID-19) », Yvon Blais, webinaire, 29 avril 2021
  • Frédéric Desmarais, « Quelles sont les décisions marquantes et incontournables en 2020 ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, conférence virtuelle, 16 décembre 2020
  • Frédéric Desmarais, « Le casse-tête virulent de la COVID-19 : atteindre le fin équilibre entre les impératifs humains et économiques », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, conférence virtuelle, 27 mai 2020
  • Frédéric Desmarais, « Les meilleures pratiques en matière de rédaction de clauses restrictives à la lumière des développements récents en jurisprudence », Conseil du patronat du Québec, conférence virtuelle, 10 décembre 2020
  • Frédéric Desmarais, « Quelles sont les décisions marquantes et incontournables en 2019 ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, Laval, 11 décembre 2019
  • Frédéric Desmarais, « L’art de rédiger des clauses restrictives à la lumière des enseignements de la jurisprudence récente » Hôtel Intercontinental, Yvon Blais, Montréal, 6 novembre 2019
  • Frédéric Desmarais, « Quelles sont les décisions marquantes et incontournables en 2019 ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, Laval, 19 juin 2019
  • Frédéric Desmarais, « Quelles sont les décisions marquantes et incontournables en 2018 ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, Laval, 12 décembre 2018
  • Frédéric Desmarais, Maya Angenot, Claudette van Zyl &   « How to Write and Present an ‘‘Expert’’ Expert Report at Trial », Association des psychiatres du Canada, Toronto, 29 septembre 2018
  • Frédéric Desmarais & Michèle Giguère, « Maîtrisez l’encadrement juridique de l’embauche : le point de départ d’une relation d’emploi réussie », Hôtel Intercontinental, Yvon Blais, Montréal, 20 mars 2018
  • Frédéric Desmarais & France Délisle , « La légalisation du cannabis et le milieu du travail : agitons-nous inutilement l’épouvantail ? », Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval, Laval, 20 septembre 2017
  • Frédéric Desmarais, « Les ententes de dernière chance : enseignements, astuces et pièges à  éviter », Hôtel Intercontinental, Yvon Blais, Montréal, 10 mai 2017
  • Frédéric Desmarais & Karine Poirier, « Les clauses restrictives : enseignements, astuces et pièges à éviter », Hôtel Intercontinental, Yvon Blais, Montréal, 2 novembre 2016

Distinctions

  • The Best Lawyers in Canada dans la catégorie Droit du travail et de l’emploi, depuis 2024
  • The Best Lawyers in Canada dans la catégorie Droit sur les avantages sociaux des employés, depuis 2024
  • The Canadian Legal LEXPERT® Directory dans le domaine du Droit du travail et de l’emploi, depuis 2023
  • Finaliste dans la catégorie Droit du travail et administratif, « Les leaders de demain », Jeune Barreau de Montréal (JBM), 2019
  • Récipiendaire du prix Exemplum Uistita, 2016. Remis par le Jeune Barreau de Laval à un avocat comptant moins de 10 ans d’expérience qui a servi d’exemple pour ses pairs (Exemplum) et qui a contribué activement à l’avancement de la justice (Uistita)
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Formation

  • LL.B./B.C.L., Université McGill, 2008
  • B.A., Université de Montréal, 2004

Conseils et associations

  • Membre de l'Ordre CRHA 
  • Association du Jeune Barreau de Montréal
  • Regroupement des gestionnaires en ressources humaines de Laval (2017-2019)
  • GUEPE – Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (2016 à ce jour) – président du Conseil d’administration
  1. L’arrêt de mort imminent des clauses de non-concurrence pour les employeurs sous juridiction fédérale

    Le 6 mai dernier, le ministre des Finances et du Revenu national a déposé le projet de loi C-31, intitulé Loi nº 2 portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre 20251. Ce projet de loi propose des modifications importantes au Code canadien du travail2 (le « Code ») afin d’interdire les clauses de non-concurrence, dans une approche comparable à celle qui a été adoptée en Ontario. Le législateur fédéral va toutefois plus loin que son homologue ontarien en s’autorisant, par voie réglementaire, à potentiellement interdire d’autres types de clauses restrictives, telles que les clauses de non-sollicitation.  Parmi les mesures phares édictées par le législateur fédéral figure l’interdiction d’imposer des clauses de non-concurrence aux employés relevant de la compétence fédérale, sous réserve de deux catégories d’exceptions. L’objectif affiché est de favoriser la mobilité des employés, de réduire certaines formes d’abus associées aux restrictions post-emploi et de stimuler la concurrence sur le marché du travail3. Cette approche législative s’inscrit dans la tendance, observée à l’échelle internationale, de restreindre les clauses de non-concurrence dans l’univers du droit de l’emploi.   Définitions  La « clause de non-concurrence » est définie comme une « condition d’emploi ou stipulation d’un accord qui interdit à tout employé, après la cessation de l’emploi, de participer à une entreprise ou à un projet, ou d’exercer un travail, un métier, une profession ou une autre activité, qui est en concurrence avec l’entreprise fédérale de l’employeur »4. Cette définition est large et englobe potentiellement les clauses de non-concurrence introduites dans des documents qui ne sont pas des contrats d’emploi, comme un régime d’intéressement à long terme. Le projet de loi définit également les « autres restrictions liées à l’emploi » comme toute « condition d’emploi ou stipulation d’un accord, à l’exception d’une clause de non-concurrence, qui fait partie d’une catégorie précisée par règlement »5.   Portée et changements proposés  La section XI.1, qui serait incorporée à la partie III du Code par le projet de loi, interdit à l’employeur de conclure avec un employé ou un syndicat une clause de non-concurrence6. Elle interdit également d’en imposer une à un employé, notamment en l’incitant à y consentir. Le projet de loi prévoit enfin la nullité des clauses visées par cette interdiction7.  Pour l’instant, les interdictions imposées par le projet de loi ne visent que les clauses de non-concurrence. Le gouvernement fédéral pourrait toutefois, par voie réglementaire, définir les « autres restrictions liées à l’emploi » de sorte que les interdictions s’y appliquent, limitant d’autant plus la capacité des employeurs à sauvegarder leurs intérêts légitimes, comme leur achalandage.  Exceptions prévues  Deux grandes catégories d’exceptions sont prévues par la loi.   Premièrement, l’interdiction ne viserait pas la personne qui, après avoir loué ou transféré tout ou partie de son installation, ouvrage ou entreprise à un employeur, notamment par vente ou fusion, devient l’employé de cet employeur et accepte, dans ce contexte, une clause de non-concurrence ou une restriction liée à l’emploi, lorsque l’entreprise est ou devient une entreprise fédérale en raison de l’opération8.   Deuxièmement, elle ne viserait pas le premier dirigeant9 ni certains employés de la haute direction relevant directement du premier dirigeant et occupant le poste, ou exerçant les fonctions, de président, de directeur de l’exploitation, de directeur financier, de chef des ressources humaines, de chef des systèmes d’information, de directeur de la technologie ou de chef des affaires juridiques.  L’exception visant les employés de la haute direction est assujettie à deux conditions : 1) la personne relevant directement du premier dirigeant doit être la seule à occuper ou exercer les fonctions des postes susmentionnés et 2) elle doit être un « directeur » au sens de l’article 167(3) du Code10. Le législateur se réserve aussi le droit d’ajouter des postes exclus par voie réglementaire.  Autres dispositions prévues par le projet de loi  Le projet de loi instaure par ailleurs une interdiction de représailles, empêchant l’employeur de réprimander un employé ou de le pénaliser au motif qu’il refuse de consentir à une clause de non-concurrence11.  Il prévoit aussi un renversement du fardeau de preuve. L’employeur devra démontrer qu’une condition d’emploi ou stipulation ne constitue pas une clause de non-concurrence ou, si elle en constitue une, qu’elle n’est pas nulle12.  Où en sommes-nous actuellement13 ?  Le projet de loi C-31 a été déposé le 6 mai dernier. Le 3 juin, la deuxième lecture a été adoptée à la Chambre des communes et le projet de loi a été renvoyé au Comité permanent des finances. Il doit encore franchir la troisième lecture, puis le processus au Sénat, avant la sanction royale.  L’entrée en vigueur est prévue à une date qui sera fixée par décret.   Lors de l’entrée en vigueur de la loi, les employeurs sous réglementation fédérale ne pourront plus exiger que leurs employés souscrivent à des clauses de non-concurrence en dehors des exceptions prévues par le projet de loi. Les clauses de non-concurrence existantes lors de l’entrée en vigueur de la loi demeureront valides pendant un an et ne seront nulles et non avenues qu’après l’expiration de cette période de grâce. Les employeurs ont tout intérêt à développer, dès maintenant, des stratégies de rechange pour pallier la prohibition prochaine des clauses de non-concurrence à l’égard des employés qui sont actuellement liés par de telles clauses.   Recommandations pratiques Voici un pot-pourri de recommandations pratiques afin de permettre aux organisations sous réglementation fédérale de concilier le respect de ce nouvel encadrement juridique et la protection de leurs intérêts légitimes :  Exercice de révision des clauses restrictives en vigueur au sein de l’organisation  Une revue complète des contrats d’emploi et des autres documents contractuels pertinents est de mise afin de répertorier les clauses de non-concurrence et les autres clauses restrictives actuellement en vigueur au sein de l’organisation.  Cet exercice ne doit pas se limiter aux seuls contrats d’emploi; il doit aussi viser tout autre programme, politique ou document contenant des clauses restrictives, y compris les régimes d’intéressement à court ou à long terme (comme les régimes d’options d’achat d’actions). Toute clause atypique de non-concurrence (par exemple, une clause prévoyant l’annulation d’options d’achat d’actions ou d’unités si le participant se joint à une entreprise concurrente) devrait également être répertoriée, car elle est aussi potentiellement visée par le champ d’application de la loi. Ne sachant pas comment seront interprétées les nouvelles restrictions, un exercice plus large est, à ce stade, plus prudent. Examen de la structure organisationnelle   Étant donné les exceptions bien circonscrites prévues à la loi, l’organisation a tout intérêt à revoir sa structure organisationnelle afin de dresser la liste des personnes qui peuvent être liées par une clause de non-concurrence et de s’assurer que les exigences législatives à cet égard sont satisfaites.    Prudence accrue dans le contexte des transactions commerciales Une prudence accrue est de mise dans le contexte de transactions commerciales afin que les documents contractuels soient compatibles avec l’exception édictée par la loi. Identification de stratégies contractuelles de rechange  À l’instar de ce que plusieurs employeurs ont fait en Ontario, le recours à des clauses de non-sollicitation et à des ententes de confidentialité pourrait demeurer une option privilégiée afin de protéger, de manière proportionnée, les intérêts légitimes des organisations fédérales tout en préservant la mobilité des employés. Cependant, il n’est pas exclu que le gouvernement fédéral puisse limiter cette stratégie contractuelle en interdisant, par voie réglementaire, d’autres types de clauses restrictives.  Dans certaines circonstances, les clauses de jardinage (« garden leave »), lesquelles ne sont pas, à notre avis, des clauses restrictives en droit civil québécois14, s’avèrent certainement une option à considérer pour certains employés des organisations fédérales. Vigie législative  Une stratégie de vigie interne ou externe, via vos conseillers légaux, devrait être mise en œuvre afin de suivre l’évolution du projet de loi et tout règlement que le gouvernement fédéral pourrait adopter sous son égide. Notre groupe de Droit du travail et de l’emploi demeurera à l’affût de tout développement pertinent concernant ce projet de loi. Nous demeurons à votre disposition pour répondre à toute question à cet égard et vous offrir des conseils stratégiques innovants pour protéger vos intérêts légitimes dans ce nouvel encadrement juridique.  Loi nº 2 portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre 2025, projet de loi C-31 (première lecture – 6 mai 2026), 1re sess., 45e légis. Can., section 9. L.R.C. (1985), c. L.-2. Ministre des Finances Canada, Le ministre Champagne présente un deuxième projet de loi pour la mise en œuvre du Budget de 2025 : Un Canada fort, en ligne : Le ministre Champagne présente un deuxième projet de loi pour la mise en œuvre du Budget de 2025 : Un Canada fort - Canada.ca. Loi nº 2 portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre 2025, préc., note 1, art. 237.1. Id. Id., art. 237.2(1). Id., art. 237.2(2). Id., art. 237.2(3)a). Id., art. 237.2(3)b). Id., art. 237.2(3)c). Id., art. 237.3. Id., art. 237.4. Parlement du Canada, Loi no 2 portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre 2025, en ligne : C-31 (45-1) - LEGISinfo - Parlement du Canada. Maude Grenier et Frédéric Desmarais, « Quand la clause de jardinage tombe dans le terrier du lapin civiliste : Alice est-elle au pays des merveilles ? Histoire d’une clause possiblement restrictive » dans Service de la qualité de la profession du Barreau du Québec, Développements récents en droit du travail (2020), Cowansville, Yvon Blais, 2020, p. 185.

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  2. Webinaire | Grand Symposium en droit du travail

    QUAND? Le mardi 26 mai 2026, de 8h30 à 11h45 PANELS À cette occasion, nos experts animeront quatre conférences portant sur diverses thématiques d’actualité, dont : Le droit du travail et de l’emploi en 2025 et au début de 2026 : l’art de naviguer dans un univers en constante évolution Conférenciers : Frédéric Desmarais et Ariane Pasquier Renseignements personnels des employés : conformité, gouvernance et outils Conférenciers : Guillaume Laberge  Tendance et nouveauté en droit du travail et de l’emploi hors Québec Conférenciers : Brittany Carson et Marc Ouellet IA en entreprise : gérer le risque juridique sans freiner l’innovation RH Conférenciers : Gaspard Petit et Anne-Sophie Paradis Les formations sont reconnues par le Barreau du Québec et l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA). M'inscrire au webinaire

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  1. 42 associés de Lavery classés dans l’édition 2026 du Canadian Legal Lexpert Directory

    Nous sommes heureux d’annoncer que 42 de nos associés se sont classés dans l’édition 2026 du répertoire The Canadian Legal Lexpert Directory. Ces reconnaissances sont un témoignage de l’excellence et du talent de ces avocats et confirment la qualité des services qu’ils rendent à nos clients. Les associés suivants figurent dans l’édition 2026 du Canadian Legal Lexpert Directory. Notez que les catégories de pratique reflètent celles de Lexpert (en anglais seulement). Asset Securitization Brigitte M. Gauthier Banking Étienne Brassard Class Actions Laurence Bich-Carrière Myriam Brixi Marie-Nancy Paquet Construction Law Laurence Bich-Carrière Nicolas Gagnon Marc-André Landry Ouassim Tadlaoui Corporate Commercial Law Étienne Brassard Jean-Sébastien Desroches Christian Dumoulin Alexandre Hébert Édith Jacques Paul Martel André Vautour    Corporate Finance & Securities Josianne Beaudry          René Branchaud Corporate Mid-Market Étienne Brassard Jean-Sébastien Desroches Alexandre Hébert Édith Jacques    André Vautour Employment Law Benoit Brouillette Frédéric Desmarais Simon Gagné Richard Gaudreault Marie-Josée Hétu Josiane L’Heureux Guy Lavoie Zeïneb Mellouli Environment Valérie Belle-Isle Family Law Caroline Harnois Awatif Lakhdar Elisabeth Pinard Infrastructure Law Nicolas Gagnon Insolvency & Financial Restructuring     Yanick Vlasak Insolvency Litigation Jean Legault Ouassim Tadlaoui Yanick Vlasak Jonathan Warin Intellectual Property Chantal Desjardins Alain Y. Dussault Isabelle Jomphe Eric Lavallée Labour (Management) Benoit Brouillette Brittany Carson Simon Gagné Richard Gaudreault Marie-Josée Hétu Marie-Hélène Jolicoeur Guy Lavoie Carl Lessard Zeïneb Mellouli Litigation - Commercial Insurance Dominic Boisvert Martin Pichette Litigation - Corporate Commercial Laurence Bich-Carrière Marc-André Landry Litigation - Product Liability Laurence Bich-Carrière Myriam Brixi Medical Negligence  Anne Bélanger Mergers & Acquisitions Josianne Beaudry    Étienne Brassard       Jean-Sébastien Desroches Christian Dumoulin Alexandre Hébert Édith Jacques Mining Josianne Beaudry           René Branchaud Occupational Health & Safety Josiane L'Heureux Professional Liability Marie-Nancy Paquet Judith Rochette Technology André Vautour Workers' Compensation Marie-Josée Hétu Josiane L'Heureux Guy Lavoie Carl Lessard

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  2. Lavery accueille un nouvel associé au sein de son groupe Droit du travail et de l'emploi

    Lavery est heureux d'annoncer l'arrivée de Frédéric Desmarais qui rejoint notre cabinet en tant qu'associé au sein du groupe droit du travail et de l'emploi à Montréal. Frédéric possède une expertise en conseil stratégique auprès des employeurs de compétences provinciale et fédérale. Sa vaste expérience englobe la représentation devant diverses instances, y compris les tribunaux administratifs, les tribunaux de droit commun, la Cour d'appel du Québec, ainsi que les arbitres de griefs. Auteur et conférencier prolifique, Frédéric a écrit "Le Contrat de travail (Art. 2085 à 2097 C.c.Q.)", publié aux Éditions Yvon Blais. Cet ouvrage de référence a été cité à maintes reprises par les tribunaux québécois, notamment par la Cour d’appel du Québec. En parallèle de ses activités professionnelles, Frédéric a contribué au milieu académique en enseignant le droit du travail et de l'emploi à l'École du Barreau du Québec. Il est également membre du Conseil de discipline du Barreau du Québec. "Le rôle important et reconnu du groupe de droit du travail et de l’emploi au sein de la stratégie de croissance du cabinet et la vision stratégique de l’organisation pour le futur ont été des facteurs déterminants dans ma décision de poursuivre ma carrière au sein de ce cabinet dont la réputation n’est plus à faire. Les valeurs de ce cabinet à échelle humaine et sa stratégie de croissance s’harmonisent parfaitement avec mon profil comme professionnel du droit du travail et de l’emploi, annonçant ainsi une relation pérenne qui sera certainement couronnée de succès." L'arrivée de Frédéric Desmarais renforce la capacité de Lavery à offrir des conseils juridiques de premier plan et témoigne de notre engagement continu à exceller dans le domaine du droit du travail et de l'emploi.

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